Généalogie NEYSSENSAS-NEYCENSAS

En Périgord : le nord de la vallée de l'Isle, entre Saint-Astier, Leguilhac de l'Auche et Mensignac, est le berceau des NEYSSENSAS. Depuis 1580 nous les retrouvons au fil des pages des registres paroissiaux, laboureurs à Tamarelle, métayers à la Combe de la Garmanie sous le regard du château de Saint-Astier, colons ou journaliers pour les plus modestes, à Armagnac, Faucherie.

 

Dans le courant du 18ème, l'attraction constante de Saint-Astier modifiera la situation sociale de Jacques, Martin, Sicaire ; devenus artisans paysans, ils habitent les faubourgs où ils sont maître tailleur d'habits, marguillier, sabotier, aubergiste ou menuisier. Quant à François le voiturier et Jean le marchand de la Font de l'Auche d'autres horizons les attirent.

 

L'étymologie occitane du nom de famille NEYSSENSAS est toponymique. Il est fréquent en Périgord que des familles soient désignées par leur patronyme suivi du suffixe AS.  Avec toutes ses variantes il désigne une famille habitant à proximité d'une source ou fontaine, en occitan NEYSSEN, suivi de AS. Ces familles pourraient être issues du lieu-dit NEYSSEN commune d'Agonac, situé à quatorze kilomètres de Saint-Astier.

 

Des préoccupations juridiques, économiques, politiques et militaires...

 

1713 - Un problème de bornage oppose Sicaire à Messire d'Abzac de la Douze.

1789 - Jacques signe le Cahier des Doléances de Saint-Astier.

1793 - Pierre, recruté, part à la guerre le 14 prairial An III.

1796 - Michel est acquitté pour un vol de chevaux, mais, sans passeport, accusé de désertion après s'être caché à Saint-Aquilin chez ses parents.

1830 - 1950 - Plusieurs membres sont parmi les notabilités de Saint-Astier.

1867 - Un Neyssensas est à bord du City of Adelaide - entre Melbourne et Sydney.

1914 - 1918 - Cinq NEYSSENSAS décèdent au front.

 

Évènement funeste....

 

"Le trou de la mort" à Tamarelle, canton de Saint-Astier, reste le lieu d'un fait qui marqua une génération. Le 18 Janvier 1852, François et Pierre, 23 ans, mariés le même jour, à peine quelques mois auparavant, décèdent brutalement : leur paire de boeufs s'emballe et les précipite avec leur charroi vers la mort.

 

De la transmissions des biens  ...

 

L'étude des successions entre 1800 et 1875 établit le montant moyen des biens cédés autour de

200 francs. Seul François, en 1874, lègue à ses trois enfants un cheptel d'une valeur de 2240 francs, 19 hectares de terres, soit " 190 parcelles". 

 

 

En 1811, Catherine Dalesme apporte en dot "un lit complet composé de sa couette et coussin de coutil de marchand garny de plume commune, un chalit à quenouille my usagé, une couverte de toile fourrée de chanvre bien bonne, six linceuls d'étoupe, trois nappes plénières longue de trois aunes, et un buffet noeuf à deux portes et tiroirs ferrés fermant à clef, le tout estimé à 1 00 francs, plus deux sacs de froment.  "

 

Aujourd'hui la principale aire d'implantation de ce nom de famille reste le Périgord.  L'arrivée du chemin de fer dans les années 1850 exilera cependant quelques membres dont on retrouve traces dans treize autres départements.

 

Un exemplaire de la recherche généalogique est déposé aux Archives Départementales du Périgord - Périgueux.

 



Article ajouté le 2007-11-14 , consulté 72 fois

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